Cet article a été publié dans le cadre du dossier « - Scanner de la médecine du travail - » des Cahiers sociaux du barreau de Paris.
Beaucoup de voix s'élèvent pour regretter les insuffisances de la dernière réforme de la médecine du travail au regard des attentes légitimes qu'elle sucite. Et si les services de santé au travail étaient tout simplement devenus la pièce centrale du dispositif de prévention des risques professionnels sur les territoires ?
Il est aujourd’hui beaucoup question des acteurs de la prévention des risques professionnels et de leur capacité à produire des politiques publiques coordonnées sur le territoire. Incontestablement, inspection du travail, CNAMTS, INRS, Anact, OPPBTP et services de santé, agissent sur le même objet, la santé au travail, chacun avec sa logique institutionnelle propre mais complémentaire. Chacun a compris que la pluridisciplinarité était indispensable pour aborder des questions aussi complexes que les troubles musculo-squelettiques ou les risques psychosociaux, pour ne citer que ces deux là. Malheureusement, au cours des quinze dernières années, chacun a fait de la pluridisciplinarité en chambre, recrutant en son sein ses propres spécialistes (ergonomes, médecin, ingénieurs, psychologues), ratant ainsi le coche d’une coopération interinstitutionnelle plus féconde et ne participant pas, ce faisant, à la lisibilité, l’accessibilité et surtout l’efficacité que les