Cette circulaire vient réitérer la nécessité pour les départements ministériels et assimilés de prendre en compte la composante genre dans la préparation et l’exécution du budget de l’État.
La prise en compte du genre dans les plans, programmes, stratégies et le budget de l’État est longtemps restée lettre morte au Cameroun, reléguant ainsi le pays au 142e rang mondial sur 162 à l’Indice d’Inégalité du Genre (v. Rapport sur le développement humain, 2020). La circulaire sous examen vient corriger ce manquement dans le cadre de l’élaboration du budget de l’État. De fait, la budgétisation sensible au genre (BSG) renvoie à l’intégration du genre dans le cycle budgétaire, puis l’allocation des ressources optimales pouvant contribuer à l’égalité entre femmes et hommes et favoriser l’autonomisation des femmes.
La prise en compte du genre s’impose aux départements ministériels et assimilés à quatre phases du processus budgétaire : la phase préparatoire, la phase de cadrage macroéconomique et budgétaire, la phase de préparation détaillée du budget et la phase de finalisation et d’appropriation du projet de loi de finances. La BSG doit prendre appui sur les statistiques du genre, les indicateurs sensibles au genre et