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L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 05 - 1 mai 2020

La primauté de la clause compromissoire rappelée par la CCJA

1 mai 2020

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF mai 2020, n° 113b5, p. 2 Copier la référence
  • id : DAA113b5 Copier l'id

Auteur(s)

Akodah Ayewouadan
Agrégé des facultés de droit à l'université de Lomé (Togo)

Thématique(s)

Auteur(s)

Akodah Ayewouadan
Agrégé des facultés de droit à l'université de Lomé (Togo)

En présence d’une clause compromissoire, les juridictions de l’ordre judiciaire sont inaptes à connaître du litige.

CCJA, 1re ch., 7 nov. 2019, no 249/2019

La CCJA continue son œuvre de pédagogie en cassant l’arrêt qui a annulé la sentence rendue par une cour d’arbitrage, sur le fondement d’une clause compromissoire insérée dans une convention de gage. En l’espèce, une banque a consenti des facilités de crédit à une société pour le financement des activités et investissements de cette dernière. En garantie de ses obligations, ladite société a donné à la banque diverses sûretés. Pour le règlement des différends susceptibles de naître de l’exécution de cette convention de prêt, les parties sont convenues de recourir à l’arbitrage.

La société n’ayant pas honoré ses obligations à l’échéance convenue, la banque a saisi une cour d’arbitrage pour le recouvrement de sa créance. La cour a fait droit à ses demandes par une sentence arbitrale. La société a alors saisi la cour d’appel en annulation de ladite sentence, prétextant l’inexistence d’une convention d’arbitrage. En réplique, la banque a plaidé le rejet de cette demande et sollicité l’exequatur de la sentence entreprise. La cour d’appel a annulé ladite sentence au motif qu’aucune convention d’arbitrage n’avait été conclue entre les parties.

Statuant sur le pourvoi de la banque, la CCJA, en évoquant,