Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 11 - 1 déc. 2017

Problématique relative à la conditionnalité de conversion de la saisie conservatoire en saisie-attribution

1 déc. 2017

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF déc. 2017, n° 110x8, p. 4 Copier la référence
  • id : DAA110x8 Copier l'id

Auteur(s)

Ma-Nzeza Donat Mandiangu
Juriste économique et financier, expert droit de l'OHADA, consultant, formateur, ancien enseignant de droit de l'OHADA à l'université des Comores

Thématique(s)

Auteur(s)

Ma-Nzeza Donat Mandiangu
Juriste économique et financier, expert droit de l'OHADA, consultant, formateur, ancien enseignant de droit de l'OHADA à l'université des Comores

La conversion de la saisie conservatoire en saisie-attribution exige la présentation d’un titre exécutoire constatant une créance, tel que le rappelle la CCJA.

CCJA, 3e ch., 1er déc. 2016, no 161/2016, M. O. c/ Sté Vivo Energy Côte d’Ivoire

Dans l'arrêt du 1er décembre 2016, la CCJA rappelle les conditions nécessaires et suffisantes pour le créancier de procéder à la conversion d’une saisie conservatoire en saisie-attribution, à savoir la présentation d’un titre exécutoire.

En l’espèce, M. O. était porteur d’une ordonnance de saisie conservatoire du tribunal de première instance d’Abidjan contre sa débitrice, la société Vivo Energy Côte d’Ivoire. Ensuite, une ordonnance de conversion de saisie conservatoire en saisie-attribution a été rendue par la même juridiction. Celle-ci fut l’objet d’opposition près la cour d’appel. Celle-ci l’a déclarée recevable mais mal fondée. Vivo Energy Côte d’Ivoire s’est pourvu en cassation devant la Cour suprême d’Abidjan. Celle-ci annula l’ordonnance de conversion. M. O. s’est quant à lui pourvu en cassation devant la CCJA, contre l’arrêt de la cour d’appel d’Abidjan.

Devant la CCJA, M. O. prétend que l’arrêt de la cour d’appel relatif à sa demande de conversion a violé les dispositions des articles 28 et 82 de l’AUPSRVE de l’OHADA, lorsqu’il a été omis d’indiquer que la demande de paiement