Après avoir jugé recevable l’action intentée par une association de consommateurs contre la société Apple, la cour d’appel de Paris condamne celle-ci à réparer le préjudice causé à l’intérêt collectif des consommateurs par les clauses abusives et illicites insérées dans les conditions générales proposées aux utilisateurs de son service de musique en ligne.
CA Paris, 5-11, 27 févr. 2026, no 21/00128
Nouvel épisode dans le litige opposant l’association de consommateurs UFC-Que Choisir et la société Apple ! Il y a dix ans, la première a assigné la seconde en suppression des clauses abusives ou illicites figurant dans les conditions générales de son service de streaming musical (C. consom., anc. art. L. 621-7 et art. L. 621-8), ainsi qu’en réparation du préjudice causé à l’intérêt collectif des consommateurs (C. consom., art. L. 621-1). Le 9 juin 2020, le tribunal judiciaire de Paris lui a donné raison : il a jugé les demandes recevables et, constatant le caractère abusif de plusieurs clauses, les a réputées non écrites. La société de la marque à la pomme a interjeté appel. Mais en vain ou presque : dans une décision fleuve de quelque 150 pages, la cour d’appel n’a que très partiellement infirmé le jugement, au point que l’UFC-Que choisir peut à juste titre se targuer, comme elle l’a fait sur son site, d’avoir gagné son bras de fer