Le Conseil d’État rejette le recours pour excès de pouvoir de la SPEDIDAM contre l’extension par arrêté d’un avenant à la convention collective nationale de l’édition phonographique (IDCC n° 2770).
CE, 4e et 1re ch. réunies, 21 mars 2023, no 456775
Rappelons le contexte particulier. En 2019, la cour d’appel avait annulé en partie un précédent avenant en ce qu’il confondait derrière la notion de « salaire de base », la rémunération de la prestation de travail et celle de l’autorisation d’utilisation (CA Versailles, 6e ch., 24 janv. 2019, n° 17/04408, pourvoi rejeté par Cass. soc., 13 janv. 2021, n° 19-13977). Elle avait décidé que l’annulation ne valait que pour la remise en cause des cessions passées supposant un travail trop considérable.
À la suite de cette annulation, les parties à l’accord avaient conclu un avenant le 25 septembre 2020, prévoyant notamment le montant du cachet de base sous forme de salaire pour un engagement au service ou à la journée, ainsi qu’une rémunération forfaitaire en contrepartie de l’exploitation des droits des artistes-interprètes. Par arrêté du 2 juillet 2021, la ministre du Travail avait procédé à l’extension de l’avenant, ce que lui reprochait la SPEDIDAM, qui demandait au Conseil d’État d’annuler l’arrêté pour excès de pouvoir.
Deux de ses arguments