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L'ESSENTIEL Droit de la famille et des personnes

N° 06 - 1 juin 2023

La reconnaissance de paternité a pour objet d'affirmer l'existence d'un lien biologique et non la seule affirmation de prendre en charge l'éducation et l'entretien de l'enfant !

1 juin 2023

L'ESSENTIEL Droit de la famille et des personnes

  • Réf : LEFP juin 2023, n° DFP201o1 Copier la référence
  • id : DFP201o1 Copier l'id

Auteur(s)

Annick Batteur
Professeure émérite à l'université de Caen Normandie

Thématique(s)

Auteur(s)

Annick Batteur
Professeure émérite à l'université de Caen Normandie

La première chambre civile est d’avis que « la reconnaissance est l’acte libre et volontaire par lequel un homme ou une femme déclare être le père ou la mère d’un enfant et s’engage à assumer toutes les conséquences qui en découlent selon la loi, notamment celle de prendre en charge l’entretien et l’éducation de l’enfant ; (…) inscrite au titre VII du livre I du Code civil, elle repose sur une présomption de conformité de la filiation ainsi établie à la réalité biologique et peut être contestée, dans les conditions et dans les délais strictement définis par la loi, si la preuve contraire en est apportée ».

L’affaire se passe à l’origine à Papeete, dans le cadre d’une lutte contre les reconnaissances mensongères. La question posée portait sur l’objet de la reconnaissance de paternité et était transmise, ce qui est tout à fait exceptionnel, par la chambre criminelle de la Cour de cassation. Celle-ci avait été saisie d’un pourvoi formé par le parquet général de Papeete à la suite de la relaxe en appel de quatre personnes poursuivies pour provocation à l’abandon d’enfant, faux document administratif et obtention indue de document administratif, et cela du fait de la falsification d’un acte de reconnaissance anticipée et de