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L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

N° 10 - 1 nov. 2023

L'application stricte de la clause résolutoire en cas du non-respect des délais de paiement accordés par le juge des référés

1 nov. 2023

L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

  • Réf : LEDIU nov. 2023, n° DIU201y4 Copier la référence
  • id : DIU201y4 Copier l'id

Auteur(s)

Aracelli Cerda
Avocate à la cour d'appel de Paris, spécialiste en droit immobilier

Auteur(s)

Aracelli Cerda
Avocate à la cour d'appel de Paris, spécialiste en droit immobilier

Selon l’article L. 145-41 du Code de commerce, lorsqu’une ordonnance de référé passée en force de chose jugée a accordé au titulaire d’un bail commercial des délais pour régler un arriéré de loyers et le loyer courant en suspendant la réalisation de la clause résolutoire, le non-respect de ces délais rend la clause définitivement acquise sans que la mauvaise foi de la bailleresse à s’en prévaloir puisse y faire obstacle.

En l’espèce, par ordonnance de référé du 22 octobre 2019, la résiliation d’un bail a été constatée avec effet au 1er janvier 2019 et l’expulsion de la locataire à défaut de respecter l’échéancier des paiements qui lui était accordé (23 mensualités de 472,79 € en sus des loyers et charges courants, les paiements devant intervenir entre le 1er et le 5 du mois).

Le 10 avril 2020, la locataire a reçu un commandement de quitter les lieux pour le 18 avril 2020 et son expulsion est intervenue le 28 juillet 2020. Par acte d’huissier, la locataire a assigné la bailleresse devant le juge de l’exécution en demandant à titre principal sa réintégration au motif que l’acquisition de la clause résolutoire n’avait jamais joué et à titre subsidiaire, l’octroi d’un délai de grâce de 12 mois pour quitter les lieux.

Par un jugement du 6 janvier 2021, le juge de