Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

N° 01 - 1 janv. 2022

Prescription applicable à des contraventions saisonnières au règlement de copropriété

1 janv. 2022

L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

  • Réf : LEDIU janv. 2022, n° DIU200n3 Copier la référence
  • id : DIU200n3 Copier l'id

Auteur(s)

Guilhem Gil
Maître de conférences à Aix-Marseille université, GREDIAUC (EA 3786)

Thématique(s)

Auteur(s)

Guilhem Gil
Maître de conférences à Aix-Marseille université, GREDIAUC (EA 3786)

Dès lors que la même infraction au règlement de copropriété s’est répétée sans interruption à chaque saison, chaque nouvelle occupation irrégulière des parties communes n’est pas le point de départ d’une nouvelle prescription.

Les actions personnelles relatives à la copropriété et mettant aux prises un copropriétaire et le syndicat sont soumises aux dispositions de l’article 2224 du Code civil en ce qui concerne tant le délai de prescription que le point de départ de ce dernier (L. n° 65-557, 10 juill. 1965, art. 42, al. 1er). La notion d’action personnelle recouvre, parmi d’autres contraventions au règlement de copropriété, les abus de jouissance des parties communes. Tel est le cas notamment de l’occupation irrégulière des parties communes et de leur encombrement par un copropriétaire, dès lors qu’il n’existe pas de volonté d’appropriation des éléments communs qui serait susceptible de changer la nature de l’action et de la faire basculer dans la catégorie des actions réelles soumises à une prescription trentenaire (Cass. 3e civ., 5 nov. 2015, n° 14-14954 : Administrer févr. 2016, p. 36, obs. J.-R. Bouyeure).

En l’espèce, les exploitants de lots à usage commercial avaient, dans une station balnéaire et durant la saison