LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Versailles, 12 août 2014), rendu sur renvoi après cassation (1re Civ., 31 octobre 2012, pourvoi n° 11-15. 621), que la commune de Vitry-sur-Seine (la commune), exerçant son droit de préemption urbain, a, par acte authentique du 30 novembre 1992, acquis auprès de la société Rouget de l'Isle (la société) divers lots dans un ensemble immobilier ; que les arrêtés de préemption ont été annulés par une décision de la juridiction administrative du 12 février 1993 ; que, dans les jours suivants, la commune a consigné le prix de vente auprès de la Caisse des dépôts et consignations ; que la société a engagé, dès le mois d'octobre 1993, diverses procédures dans lesquelles la commune a été représentée par la SCP d'avocats X...- Y... et associés (l'avocat), aux fins d'obtenir le versement du prix consigné, qui lui a été remis fin 1995 ; que, sur l'action engagée par la commune le 17 mars 1995, la vente a été annulée par une décision désormais irrévocable (Paris, 6 novembre 1997) ; que, n'ayant pu obtenir de la société, placée en redressement puis