LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique, pris en ses trois branches, ci-après annexé :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Caen, 3 mars 2011), que de l'union de M. X... et Mme Y... sont issus deux enfants, Sarah, née le 20 novembre 2000, et Lucie, née le 18 octobre 2004 ; qu'après la séparation des parents, la résidence des enfants a, dans un premier temps, été fixée en alternance au domicile du père et de la mère, au titre d'un exercice conjoint de l'autorité parentale ; que, sur saisine de Mme Y..., le juge aux affaires familiales a, le 9 juillet 2009, fixé la résidence habituelle des enfants au domicile du père avec aménagement au profit de la mère d'un droit de visite et d'hébergement ; que, par arrêt du 12 août 2010, la cour d'appel a transféré la résidence habituelle des enfants au domicile maternel ; que le 2 septembre 2010, M. X... a saisi le juge aux affaires familiales en la forme des référés afin de voir fixer la résidence des enfants chez lui ;
Attendu qu'il fait grief à l'arrêt de rejeter ses demandes sans avoir, préalablement, procédé à l'audition des enfants ;
Attendu qu'ayant