LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 8 novembre 2011), que, par jugement du 4 novembre 2002, la société SCGI et ses deux associés, Guy X... et M. Y..., ont été mis en liquidation judiciaire, M. Z... étant désigné liquidateur judiciaire (le liquidateur) ; que, sur assignation de ce dernier, la procédure de liquidation judiciaire a été étendue, le 20 décembre 2002, à la société Etablissements X... & Y... ayant les mêmes associés ; que Mme X..., fille et unique héritière de Guy X..., a recherché la responsabilité professionnelle du liquidateur et la responsabilité civile de M. Y... ;
Sur le premier moyen :
Attendu que Mme X... fait grief à l'arrêt d'avoir confirmé le jugement l'ayant déclarée irrecevable en son action dirigée contre M. Y..., alors, selon le moyen :
1°/ que la créance quasi délictuelle de l'héritier d'un associé décédé d'une société en nom collectif, consistant dans le préjudice causé par les fautes commises par l'associé de celui-ci avant sa mise en liquidation judiciaire, ne peut naître qu'au jour où cet héritier a accepté cette succession ;