LA COUR DE CASSATION, TROISIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Basse-Terre, 12 avril 2010), que Mme Angilberte X..., épouse de Léandre Y..., décédé en 1996, a fait constater, par acte notarié du 6 novembre 1997, l'acquisition par celui-ci de la prescription trentenaire sur diverses parcelles ; que les consorts X..., frères et soeurs de Mme Angilberte X..., estimant que cet acte avait été obtenu par leur soeur en fraude des droits qu'ils détenaient dans la succession de leurs parents, décédés en 1959 et 1973, et précédents propriétaires de ces parcelles, ont assigné les consorts Y..., venant aux droits de Léandre Y..., en revendication de la propriété de ces parcelles ;
Sur le second moyen, ci-après annexé :
Attendu qu'ayant relevé que les consorts Y... pouvaient se prévaloir d'attestations circonstanciées établissant des actes matériels de possession par leur auteur sur les parcelles litigieuses à compter de 1963-1964 jusqu'à janvier 2006, desquelles il se déduisait que Léandre Y... les avait acquises par usucapion, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de relever l'existence de tous les caractères exigés par la loi pour que la