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Gazette du Palais

N° 25 - 28 juil. 2026

Inconstitutionnalité de la gratuité de certains frais bancaires de succession

28 juil. 2026

Gazette du Palais

  • Réf : GPL 28 juill. 2026, n° GPL493d1 Copier la référence
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Auteur(s)

Jérôme Lasserre Capdeville
Professeur à l'université de Strasbourg

Thématique(s)

Auteur(s)

Jérôme Lasserre Capdeville
Professeur à l'université de Strasbourg

Les mots « ne font l’objet d’aucuns frais » et les mots « dans les cas suivants », figurant au premier alinéa de l’article L. 312-1-4-1 du Code monétaire et financier, dans sa rédaction issue de la loi n° 2025-415 du 13 mai 2025 visant à réduire et à encadrer les frais bancaires sur succession, ainsi que les 1° à 3° du même article, sont contraires à la Constitution. En revanche, les mots « dans la limite de 1 % du montant total des soldes des comptes et de la valorisation des produits d’épargne du défunt mentionnés au premier alinéa », figurant au dernier alinéa du même article, sont conformes à la Constitution.

1. Il n’est pas rare que, lorsque le législateur ou le pouvoir réglementaire instaurent de nouvelles obligations à la charge des professionnels de la banque, ces derniers cherchent à s’en défaire en contestant la constitutionnalité des textes concernés par l’intermédiaire de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC). Cela a pu se rencontrer, par exemple, en matière de droit au compte1, mais aussi de protection des clients économiquement fragiles2.

2. Or, si dans les exemples précités les banques n’étaient pas parvenues à obtenir l’abrogation des textes critiqués, il en va différemment dans la décision sélectionnée intéressant le droit