Cass. crim., 23 sept. 2025, no 20-86015, FS-B (rejet pourvoi c/ CA Lyon, 21 oct. 2020)
À la suite de l’accident d’un véhicule dont la victime était passagère et le conducteur en état d’ivresse, le tribunal correctionnel déclare ce dernier coupable de blessures involontaires, renvoie l'examen des intérêts civils à une audience ultérieure et déclare le jugement opposable aux assureurs.
À un avis demandé par la chambre criminelle, la deuxième chambre civile, après avoir posé à la CJUE une question préjudicielle, répond que conformément à ce que la CJUE a dit pour droit, la nullité du contrat d'assurance automobile pour fausse déclaration intentionnelle relative à l'identité du conducteur habituel, doit être déclarée inopposable à la victime, y compris quand elle est à la fois le passager du véhicule ayant causé l'accident et le souscripteur de l'assurance, auteur de cette fausse déclaration, sauf si la juridiction constate l'existence d'un abus de droit commis par cette victime (Cass. 2e civ., 19 déc. 2024, n° 22-70.015).
Pour infirmer le jugement ayant mis hors de cause l’assureur du passager victime, l'arrêt attaqué énonce que si celui-ci a volontairement effectué une fausse déclaration relative à l'identité habituelle du conducteur, ce qui a modifié l'opinion du risque d'accident pour l'assureur, il résulte de la primauté du