Cass. crim., 21 avr. 2020, no 19-86467, ECLI:FR:CCASS:2020:CR00530, F–PBI (rejet pourvoi c/ T. pol. Auxerre, 27 sept. 2019), M. Soulard, prés.
Un avis de contravention pour excès de vitesse est adressé à « M. le représentant légal X ». Un procès-verbal constate que l'entreprise n'a pas répondu à l'obligation de désigner la personne physique conductrice du véhicule et le destinataire de l’avis de contravention reçoit un avis pour la contravention prévue par l'article L. 121-6 du Code de la route. Condamnée par ordonnance pénale à une amende de 250 euros, l'entreprise fait opposition à cette ordonnance puis est citée à comparaître devant le tribunal de police.
Pour dire l'infraction de non-transmission de l'identité et de l'adresse du conducteur par le responsable légal de la personne détenant le véhicule non constituée et se déclarer non saisi, le tribunal énonce, notamment, que pour qu'un acte soit une infraction pénale, un texte législatif ou réglementaire doit le prévoir.
Le juge ajoute que la foi due aux procès-verbaux en vertu de l'article 537 du Code de procédure pénale ne s'attache qu'aux constatations matérielles qui y figurent et non aux déductions qui en sont tirées par leurs auteurs, les agents verbalisateurs devant rapporter les constatations de nature à caractériser l'infraction qu'ils relèvent.
Il souligne que l'obligation de