Cet article a été publié dans le cadre du dossier « - Tierce personne : les pratiques - » de la Gazette du Palais.
La « tierce personne » recouvre plusieurs notions : tierce personne personnelle à la victime (aide à la personne, aide-ménagère, aide aux déplacements, aide administrative, aide organisationnelle, contrôle et surveillance de sécurité...), tierce personne familiale (gestion et garde des enfants durant la maladie traumatique, entretien, vie scolaire, vie périscolaire, déplacements...), tierce personne agricole ou maintien de la vie professionnelle, tierce personne par ricochet (aide à la personne pour remplacer le conjoint accidenté d’une personne dépendante dont le blessé était l’aidant avant l’accident). Nous limiterons ici nos propos à l’examen de la tierce personne personnelle à la victime directe d’un accident.
Le chef de préjudice qu’est la tierce personne personnelle est sans contestation possible le plus important, tout d’abord pour la victime, puisqu’il doit lui garantir de retrouver, autant que faire se peut, des conditions d’existence équivalentes à celles qu’elle connaissait auparavant et d’entrevoir ainsi la possibilité d’un retour à domicile – qui doit être le principe –, l’hospitalisation, le placement ou la vie au domicile parental devant rester l’exception.
Mais la tierce personne est aussi la garantie du respect de la