Cet article a été publié dans le cadre du dossier « - Tierce personne : les principes - » de la Gazette du Palais.
La tierce personne est un poste très important à plusieurs titres. Sur le plan du sens et de la fonction de la réparation intégrale, il est un des postes de préjudice qui permet le mieux la personnalisation de la réparation par la souplesse que peut apporter une présence humaine qualifiée auprès du blessé. De surcroît il a pour fonction de préserver la sécurité, la dignité et l’autonomie du blessé, notions souvent méconnues bien qu’abondamment employées. L’appréhension correcte des besoins en aide humaine est indispensable, supposant une analyse fine et approfondie du contexte de vie de la victime, de sa personnalité, dans son rapport à l’environnement ambiant, familial et social.
« Tierce personne » : dans la pratique même du dommage corporel, l’expression est froide et technique, comme fixée et figée par l’usage routinier. Pourtant, l’assistance d’une tierce personne auprès du blessé est sans nul doute un des postes les plus importants sur le plan du sens et de la fonction de la réparation du préjudice corporel, véritable tête de pont de la réparation intégrale dans la mesure où il permet précisément d’humaniser le handicap de la meilleure façon possible, c’est-à-dire fondamentalement de préserver l’autonomie et la dignité du blessé au sein même de sa vie