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Gazette du Palais

N° 13 - 29 mars 2016

Un licenciement motivé par une demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail par le salarié est nul

29 mars 2016

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 29 mars 2016, n° 261u6, p. 80 Copier la référence
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Auteur(s)

Salira Harir
Avocat au barreau de Paris, associé, Fidere Avocats

Thématique(s)

Auteur(s)

Salira Harir
Avocat au barreau de Paris, associé, Fidere Avocats

Le droit d’agir en justice pour un salarié constitue une liberté fondamentale, de sorte qu’un licenciement fondé notamment sur l’action en justice du salarié ne peut qu’être entaché de nullité, peu importe l’existence d’autres griefs de nature à justifier le licenciement. C’est ce qu’est venue rappeler la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 3 février 2016.

Cass. soc., 3 févr. 2016, no 14-18600, ECLI:FR:CCASS:2016:SO00272, M. P. c/ Sté KPMG, F-D (rejet pourvoi c/ CA Versailles, 9 avr. 2014), M. Frouin, prés. ; SCP Célice, Blancpain, Soltner et Texidor, SCP Fabiani, Luc-Thaler et Pinatel, av.

Selon l’article L. 1121-1 du Code du travail, « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».

Selon l’article L. 1232-6 du même Code, « lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.

Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur (…) ».

Selon l’article 6 § 1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (ci-après « la Convention européenne »), « toute personne a droit