Cet article a été publié dans le cadre du dossier « - 11es États généraux du droit de la famille et du patrimoine - 29 et 30 janvier 2015 » de la Gazette du Palais.
Comment l’avocat s’intègre-t-il dans cette nouvelle forme de pacification de la vie sociale où gagner pour gagner n’est plus l’essentiel ? Comment, pour aller plus loin et en provoquant le sens commun du justiciable et de l’ensemble des acteurs judiciaires, l’avocat peut-il concourir au développement et devenir le promoteur naturel des modes amiables de règlement des différends ? En se formant et en se familiarisant à ces outils qui constituent, parmi d’autres, le fer de lance de l’exercice de la profession au service du justiciable. Mais il ne le peut pas seulement, il le doit, comme le rappelle l’article 3.7.1 du Code de déontologie des avocats européens : « l’avocat doit essayer à tout moment de trouver une solution au litige du client qui soit appropriée au coût de l’affaire et il doit lui donner, au moment opportun, les conseils quant à l’opportunité de rechercher un accord ou de recourir à des modes alternatifs pour mettre fin au litige ».
Notre serment d’avocat forme le socle de la déontologie de notre métier, qui est bâtie sur les principes fondateurs que sont notamment la délicatesse, l’indépendance et la confidentialité. La famille du XXIe siècle, et notamment la séparation et le divorce – avec