Par cette décision le Conseil d’État précise la répartition des compétences entre les juridictions de l’application des peines et le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) en distinguant les caractéristiques essentielles de l’exécution des peines des modalités pratiques, relevant de l’organisation et du fonctionnement du SPIP.
CE, 1re et 6e ss-sect. réunies, 13 févr. 2013, no 356852 et 326853, ECLI:FR:CESSR:2013:356852.20130213, syndicat de la magistrature, Lebon, Mme S. Roussel, rapp. ; Mme S. Von Coester, rapp. publ. ; Me Spinosi, av.
Extrait :
1. Considérant que le syndicat de la magistrature demande, sous le n° 356852, l’annulation pour excès de pouvoir du décret du 14 décembre 2011 relatif aux attributions respectives du juge de l'application des peines, des autres magistrats mandants et du service pénitentiaire d'insertion et de probation et à leurs relations et, sous le n° 356853, l’annulation pour excès de pouvoir de la circulaire du garde des Sceaux, ministre de la Justice et des libertés, du 16 décembre 2011 précisant les modalités d’application de ce décret ; que ces requêtes présentent à juger des questions semblables ; qu’il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;
Sur les conclusions dirigées contre le décret du 14 décembre 2011 :