Cass. 1re civ., 26 mai 2021, no 19-21478, F–D (rejet) : D. Noguéro, commentaire à retrouver in Defrénois
La prescription ne court pas à l’encontre de celui qui est dans l’impossibilité d’agir1. La cour d’appel retient à bon droit que le délai quinquennal de prescription de l’action en nullité pour insanité d’esprit introduite par les bénéficiaires/héritières évincées de l’assurance-vie a eu pour point de départ le jour où elles ont connu, ou auraient dû connaître, les faits leur permettant de demander la nullité de la modification de la clause par la souscriptrice à leur détriment.
Pour aller plus loin
- Décret n° 2021-684 du 28 mai 2021, relatif au régime des décisions prises en matière de santé, de prise en charge ou d’accompagnement social ou médico-social à l’égard des personnes majeures faisant l’objet d’une mesure de protection juridique.
- Avis n° 136 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) du 7 juillet 2021. L’évolution des enjeux éthiques relatifs au consentement dans le soin. Sur les personnes vulnérables, notamment (https://lext.so/ZRW_u1).
- Loi n° 2021-1017 du 2 août 2021, relative à la bioéthique (v. Defrénois 26 août 2021, n° 202q2, p. 5). Sur les majeurs protégés ou personnes vulnérables (sang, organes…), v. not. art. 10 à 15, 24, 31, 33.