La prescription triennale de l’action en nullité fondée sur l’inobservation des dispositions applicables aux conventions réglementées ne s’applique pas lorsque leur annulation est demandée pour violation des lois ou principes régissant la nullité des contrats.
Il en est ainsi lorsque la demande d’annulation d’une lettre d’intention est fondée sur l’illicéité de sa cause.
Cass. com., 25 mai 2022, no 20-11695, F–D
Extrait :
Faits et procédure
1. Selon l’arrêt attaqué (Paris, 24 octobre 2019), le 29 décembre 2009, le président du conseil d’administration de la société Inova a adressé à M. L., directeur général, une lettre relative, notamment, à la prise en charge de ses honoraires d’avocat en cas de litige du fait d’actes accomplis dans le cadre de ses fonctions.
2. Les 6 et 24 décembre 2014, la société Inova a assigné M. L. et la société d’avocats S., devenue société Sokar, aux fins d’obtenir leur condamnation in solidum à lui rembourser tous les paiements effectués pour la défense de M. L. dans le cadre d’une procédure pénale le mettant en cause.
Examen des moyens (…)
Mais sur le premier moyen, pris en sa première branche
Énoncé du moyen
4. La société Inova fait grief à l’arrêt de déclarer irrecevable son action en nullité de la lettre d’intention et