L’acquéreur d’un fonds de commerce qui en remet le prix au vendeur avant l’expiration du délai de dix jours laissé aux créanciers pour former une opposition, s’expose à devoir le verser une deuxième fois. En cas d’ouverture d’une procédure collective à l’encontre du vendeur, la demande tendant à ce versement relève de la compétence du mandataire judiciaire et non des créanciers opposants.
Cass. com., 8 mars 2023, no 21-18677, F–B
Extrait :
La Cour :
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Faits et procédure
1. Selon l’arrêt attaqué (Agen, 3 mars 2021), par un acte du 30 avril 2013, publié au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) le 18 juillet 2013, la société Hélice auto a cédé son fonds de commerce à la société Gap premium, moyennant un prix, dont le solde, d’un montant de 1 368 488 euros, n’a pas été remis à la société d’avocats désignée en qualité de séquestre mais versé directement au vendeur.
2. Le 24 juin 2014, la société Hélice auto a été mise en liquidation judiciaire, la société BTSG, devenue BTSG², étant désignée en qualité de liquidateur.
3. Le 30 novembre 2015, le liquidateur a assigné la société Gap premium, ultérieurement devenue Parot premium, et actuellement dénommée Edenauto premium Brive, en paiement d’une partie du prix de vente du fonds équivalente au montant du