La liquidation judiciaire d’une société ayant abouti à une clôture pour insuffisance d’actif et un mandataire ad hoc ayant été désigné pour « représenter la personne morale pour l’ensemble des droits dont elle n’est pas dessaisie », doit être cassé l’arrêt qui déclare recevable la demande présentée par ce mandataire ad hoc alors qu’il résultait de ses propres constatations que l’action litigieuse était exercée dans l’intérêt collectif des créanciers.
Cass. com., 13 janv. 2015, no 12-25983, FSD
Extrait :
La Cour :
(…) Vu les articles L. 622-9 et L. 622-34 du Code de commerce, dans leur rédaction antérieure à la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué, que la société Union carrelages et sanitaires (la société UCS) était propriétaire, jusqu’en 1996, d’un immeuble donné à bail à la société Salons Patimo (la société Patimo) ; que la liquidation judiciaire de la société UCS, ouverte le 18 septembre 1998 ayant été clôturée pour insuffisance d’actif le 13 octobre 1999, M. M, désigné en qualité de mandataire ad hoc, a assigné M. R, pris en sa qualité de liquidateur amiable de la société Patimo, entre-temps dissoute par décision de ses associés, en paiement de dommages-intérêts au titre de loyers demeurés impayés ;
Attendu que, pour déclarer recevable cette demande, l’arrêt,