En jugeant que, pour constituer une contestation de créance, la réclamation du débiteur doit être motivée et expliciter son objet, la chambre commerciale de la Cour de cassation a précisé, plus complètement qu’elle ne l’avait fait jusque-là, les conditions d’application de l’article L. 622-27 du Code de commerce.
Cass. com., 4 mars 2014, nos 12-35029 et 12-35020, F–D
Extrait :
(…) Attendu, selon l'arrêt attaqué (Rennes, 25 septembre 2012), que la société Depac cadeaux publicité (la société) a été mise en redressement judiciaire le 6 juin 2007, la SCP D. étant désignée mandataire judiciaire (le mandataire judiciaire) ; que la Banque Tarneaud (la banque) a déclaré ses créances au passif de la procédure ; que par ordonnance du 9 juillet 2008, le juge-commissaire a décidé de l'admission et du rejet des créances telles qu'indiquées dans la liste établie par le mandataire judiciaire, « sous réserve des ordonnances (...) à intervenir suite à une éventuelle contestation » ; que par ordonnance du 9 février 2011, il a déclaré recevable la contestation de la société et prononcé l'admission partielle de la créance de la banque ; que la société ayant été mise en liquidation judiciaire, la SCP D. a été désignée liquidateur (le liquidateur) ;
Sur le premier moyen :
Attendu que le liquidateur fait grief à l'arrêt d'avoir constaté que la créance de la