Assurance sur la vie ; Responsabilité de l’avocat du souscripteur ; Assurance donnée en nantissement d’un prêt in fine ; Absence de conseil de renoncer au contrat d’assurance ; Cour d’appel : perte de chance du souscripteur de retrouver la totalité de sa mise de fonds : Cassation : nécessité de rechercher si le contrat d’assurance-vie ne constituait pas avec le prêt in fine un ensemble interdépendant
Cass. 1re civ., 4 déc. 2024, no 23-16995
Une cour d’appel qui, pour limiter l’indemnisation du préjudice subi par le client d’un avocat, retient que le fait de ne pas avoir pu renoncer à un contrat d’assurance-vie lui a fait perdre une chance de retrouver la totalité de sa mise de fonds, sans rechercher si le contrat d’assurance-vie ne constituait pas avec le prêt in fine un ensemble interdépendant, a privé sa décision de base légale.
Extrait :
Faits et procédure
1. Selon l’arrêt attaqué (Grenoble, 14 mars 2023), le 22 juillet 2000, M. et Mme [G] ont souscrit auprès de la société Lyonnaise de Banque (la banque) un prêt in fine d’un montant de 205 806,17 € remboursable en une échéance unique différée au 15 février 2012, garanti par le nantissement d’un contrat d’assurance-vie collectif Heredial gestion qu’ils ont alimenté par le versement d’une prime de 114 336 €.