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Revue

Petites affiches

N° 53 - 16 mars 2010

Les pouvoirs du juge des référés en cas de rupture brutale de relations commerciales établies alors que le "déréférencé" est en procédure de sauvegarde

16 mars 2010

Petites affiches

  • Réf : LPA 16 mars 2010, p. 13 Copier la référence
  • id : PA201005305 Copier l'id

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La cessation effective d'un trouble manifestement illicite peut consister en la poursuite de relations commerciales à des conditions de volume et de prix fixées par le juge.

Cour de cassation chambre commerciale10 nov. 2009, no08-18337, Sociétés Carrefour hypermarchés et Interdis

Cass. com., 10 novembre 2009 :

Sociétés Carrefour hypermarchés et Interdis

(pourvoi no 08-18337)

La Cour :

(...)

Sur le moyen unique :

Attendu, selon l'arrêt attaqué (CA Versailles, 28 mai 2008), que la société Legal Le Goût, aux droits de laquelle vient la société Legal (la société Legal), dont l'activité consiste à torréfier du café et à le vendre sous sa propre marque ou celle de distributeurs, a noué, en 1985, des relations commerciales avec le groupe Carrefour et sa centrale d'achat et de référencement, la société Interdis ; que, par lettre du 12 mars 2007, la société Interdis a notifié à la société Legal sa décision de mettre fin à leurs relations commerciales, en procédant à un déférencement de la totalité des produits de la marque Legal, et ce dans un délai de six mois ; qu'après l'ouverture d'une procédure de sauvegarde à son endroit, cette dernière a assigné en référé les sociétés Carrefour hypermarchés et Interdis afin d'obtenir une prolongation de la durée du préavis de rupture et la poursuite des relations commerciales ;

Attendu