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L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 8 - 1 sept. 2025

Cameroun : loi sur la sous-traitance, une sécurisation dans les projets pour les PME locales

1 sept. 2025

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF sept. 2025, n° DAA203g0 Copier la référence
  • id : DAA203g0 Copier l'id

Auteur(s)

Olivier Wybo
Avocat au barreau de Paris, associé, Asafo & Co
John Eric Dicka
Docteur en droit public à l'université Paris-Saclay, chercheur associé au laboratoire VIP

Thématique(s)

Auteur(s)

Olivier Wybo
Avocat au barreau de Paris, associé, Asafo & Co
John Eric Dicka
Docteur en droit public à l'université Paris-Saclay, chercheur associé au laboratoire VIP

Les projets au Cameroun voient arriver un tout nouveau véhicule législatif. Depuis mi-juillet 2025, une loi sur la sous-traitance a fait irruption dans cette sphère déjà complexifiée par une floraison textuelle. Mais fait atténuant, la loi ne semble pas malvenue.

En effet, le texte vient encadrer la sous-traitance (sous-traitance de capacité, de spécialité et de contrat), qui constituait le parent pauvre des projets au Cameroun. Elle définit des règles applicables de sa conclusion à sa résiliation, de même que sa surveillance, en abordant les champs du contrôle et de la régulation.

Au total, 12 secteurs d’activité économique sont concernés (mines, énergie, santé BTP, etc.) et 6 types de contrats (contrats d’entreprise, miniers, gaziers, DSP, etc.) sont visés par la loi, laquelle ne s’applique pas si la sous-traitance en cause est contraire aux conventions internationales et partenariats financiers.

Sur le plan matériel, la loi réserve prioritairement l’activité de sous-traitance aux PME locales camerounaises (51 % par des nationaux) en offrant des ouvertures d’exception aux grandes entreprises et entreprises étrangères. Elle met un point d’honneur à consacrer la transparence, par la publication annuelle des montants versés aux sous-traitants (art. 20).

Des conditions strictes et équitables