L’État camerounais, pour financer son développement socio-économique et apurer la dette intérieure recourt souvent à des emprunts sur les marchés financiers internationaux. Ce mode de financement est avantageux parce que les intérêts proposés sont plus attractifs que ceux des banques et le remboursement est à long terme.
Le texte objet de ce commentaire est pris en vertu des lois du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État et du 23 décembre 2024 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2025.
Ces emprunts, selon l’article 1er du texte présidentiel, sont destinés au financement des opérations de trésorerie de l’exercice 2025. Les opérations de trésorerie sont les mouvements de numéraire, de valeurs mobilisables, de comptes de dépôts et de comptes courants, ainsi que les opérations intéressant les comptes de créances et de dettes afférents à la trésorerie.
Les financements recherchés pourraient essentiellement permettre d’apurer partiellement la dette intérieure de l’État, notamment les factures des fournisseurs de l’État en instance de paiement au Trésor public depuis