30 ans après l’adoption de la loi portant régime des forêts, de la faune et de la pêche le 20 janvier 1994, dans un contexte mondial marqué par l’urgence de préserver les écosystèmes marins tout en développant l’économie bleue, une nouvelle loi régissant les activités de pêche et d’aquaculture a été adoptée au Cameroun.
L. n° 2024/019, 23 déc. 2024, régissant la pêche et l'aquaculture
La nouvelle loi a principalement pour objectifs d’édicter les règles concernant la pêche, l’aquaculture et les activités connexes (débarquement, conditionnement, transformation…), de promouvoir la « gestion intégrée, responsable, participative et transparente » du sous-secteur pêche et aquaculture, d’assurer de façon « soutenue et durable » la conservation, la protection et l’utilisation des ressources halieutiques et leurs écosystèmes (art. 1).
Elle recouvre donc l’ensemble des règles relatives à l’exploitation, à la conservation, à la protection et à la mise en valeur des ressources halieutiques, dans l’ensemble des eaux maritimes et continentales sous juridiction camerounaise.
La loi précise que la gestion des ressources halieutiques en matière de pêche et d’aquaculture obéit à un certain nombre de principes à savoir la souveraineté de l’État, le principe de précaution, l’approche écosystémique, la gestion durable des ressources.