Le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et de la prolifération évoluent constamment dans leurs formes. Dès lors, les mesures de lutte doivent également s’adapter. Le secteur bancaire étant au cœur de la lutte contre le blanchiment des capitaux dans la CEMAC, la COBAC donc a apporté des modifications aux diligences jusque-là imposées à ce secteur pour une lutte encore plus efficace.
Le nouveau règlement, qui remplace celui du 1er avril 2005, a d’abord pour but d’étendre le champ des établissements assujettis aux obligations anti-blanchiment.
Il prend désormais en compte les nouveaux fournisseurs de services financiers que sont les établissements de paiement ainsi que, dans certains cas, les distributeurs et sous -distributeurs de ces services. Il s’étend aussi aux holdings financières. Sur le plan matériel, il s'applique aux actifs virtuels et à la monnaie électronique.
Ensuite et surtout, ce Règlement renforce les obligations des assujettis. Il s’agit, en premier lieu, des obligations relatives à la connaissance, à la gestion et à l’atténuation des risques de blanchiment.
Les assujettis doivent, plus particulièrement, mettre en place des mesures de gestion