Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 07 - 1 juil. 2023

Cameroun : une revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti… pour le bonheur des travailleurs ?

1 juil. 2023

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF juill. 2023, n° DAA201r2 Copier la référence
  • id : DAA201r2 Copier l'id

Auteur(s)

Pierre-Claver Kamgaing
Docteur en droit de l'université Côte d'Azur et de l'université de Dschang (Cameroun), ATER à l'université de Lorraine - Institut François Gény, enseignant associé à l'Institut catholique de Bafoussam

Thématique(s)

Auteur(s)

Pierre-Claver Kamgaing
Docteur en droit de l'université Côte d'Azur et de l'université de Dschang (Cameroun), ATER à l'université de Lorraine - Institut François Gény, enseignant associé à l'Institut catholique de Bafoussam

Le décret du 21 mars 2023 revalorise le SMIG au Cameroun dans un contexte où près de 40 % des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La rémunération des travailleurs est une problématique universelle. Elle a donné lieu à plusieurs conventions internationales (Convention n° 131 sur la fixation de salaires minima, 1970 ; Convention n° 99 sur les méthodes de fixation des salaires minima « agriculture », 1951). À l’échelle nationale, la Constitution du 18 janvier 1996 et le Code du travail du 14 août 1992 posent le principe de la dignité du travailleur. La mise en œuvre de ces différents instruments juridiques est assurée par la Commission nationale consultative du travail dont l’organisation et le fonctionnement sont fixés par le décret n° 93/084/PM du 26 janvier 1993.

C’est au visa des textes précités et après avis de la Commission nationale consultative du travail rendu en sa 24e session du 8 février 2023 que le Premier ministre, chef du gouvernement, a pris le décret du 21 mars 2023 fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Comprenant seulement deux articles, ce texte devrait être significatif pour les salariés.

Le premier article dispose qu’à compter de la date de signature du décret, le SMIG est