Si la corruption est endémique au Cameroun, au point de traverser ses frontières de ses infractions connexes, ce n’est pas faute d’actions internes à la fois préventives et répressives. Avec la ratification de la Convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption du 11 juillet 2003, elles seront désormais assorties d’actions d’envergure internationale.
D. n° 2020/166, 1er avr. 2020, portant ratification de la Convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée à Maputo (Mozambique) le 11 juillet 2003
NDLR – Ce texte peut être consulté à l'adresse suivante : https://lext.so/C05FAJ
La ratification de la Convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption du 11 juillet 2003 permettra au Cameroun d’axer son combat contre la corruption et les infractions assimilées autour de la prévention certes, mais aussi de la répression internationale.
Disposant d’autres instruments internationaux sur le même objet, le choix porté sur un texte de l’Union Africaine n’est pas anodin.
En effet, cette Convention, qui permet de « s’attaquer aux causes profondes de la corruption sur le continent » selon son préambule, est devenue un instrument de mise en réseau des États parties dans un mécanisme anticorruption d’envergure continentale.
Au-delà des avantages de