La communauté juridique du Burundi s’interroge actuellement sur la pertinence et la faisabilité de l’adhésion du pays à l’OHADA. Nul doute que cette évolution apporterait au pays un regain de dynamisme et de compétitivité, grâce à un socle de règles modernes et appréciées des investisseurs.
Alors que le mois dernier encore, plusieurs centaines de juristes se sont réunis à Bujumbura pour étudier l’adhésion du Burundi à l’OHADA, il semble pertinent de faire écho des bénéfices d’une telle adhésion. Le Burundi, pays enclavé et pauvre, doit se rapprocher des pays mieux ancrés dans le commerce international pour assurer son développement. Longtemps miné par des crises récurrentes, ce pays nécessite pour sa reconstruction d’asseoir l’amélioration du climat des affaires et d’assurer son ouverture au monde. Son adhésion à l’OHADA devrait être soutenue comme un des vecteurs permettant de réussir son retournement. En rapprochant son droit des affaires avec celui des autres pays de tradition civiliste comme la République démocratique du Congo, le Burundi revitaliserait son économie en rejoignant une vaste zone économique de 7 pays avec laquelle il partage l’histoire, la géographie et la langue. Bien plus, cette alliance stratégique favoriserait son commerce et renforcerait sa sécurité.
Pour uniformiser les législations africaines de droit des affaires, l’OHADA édicte des actes uniformes inspirés des meilleures