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L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 02 - 1 févr. 2020

Un accord transactionnel ne peut remettre en cause l'ouverture d'une procédure collective

1 févr. 2020

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF févr. 2020, n° 112v4, p. 3 Copier la référence
  • id : DAA112v4 Copier l'id

Auteur(s)

Ramsès Akono Adam
Docteur en droit, enseignant-chercheur à l'université de N'Gaoundéré (Cameroun)

Thématique(s)

Auteur(s)

Ramsès Akono Adam
Docteur en droit, enseignant-chercheur à l'université de N'Gaoundéré (Cameroun)

Le droit des procédures collectives touche à l’ordre public économique. Il va au-delà des intérêts des parties. Dès lors qu’une procédure de liquidation des biens est ouverte, les parties ne peuvent choisir de renoncer à leur gré aux effets du jugement d’ouverture par la substitution d’un accord transactionnel.

CA com. Abidjan, 9 mai 2019, n° 124/2019

Dans cette espèce, un créancier a assigné son débiteur en liquidation des biens. Le tribunal de commerce d’Abidjan a fait droit à sa demande en ouvrant la liquidation des biens avec extension au dirigeant de l’entreprise débitrice. Après le jugement d’ouverture, le créancier et le débiteur ont conclu une transaction, laquelle a été homologuée. En se fondant sur cet accord, le débiteur, a obtenu par voie d’opposition la rétractation dudit jugement. Estimant le débiteur défaillant dans l’exécution de l’accord transactionnel, le créancier a interjeté appel du jugement de rétractation devant la cour d’appel d’Abidjan. Cette dernière était invitée à infirmer le jugement de rétractation, à résilier l’accord transactionnel, à constater la cessation des paiements du débiteur et à étendre la procédure au dirigeant.

La question au centre de cet arrêt était de savoir si le créancier et le débiteur peuvent, par convention, mettre fin à une