En 2018, l’Union africaine jetait les bases d’une Zone de libre-échange continentale. Le 7 juillet 2019, la phase opérationnelle de cette zone a été lancée à Niamey où les chefs d’États de 54 pays de l'UA ont entériné la création de cinq instruments opérationnels d’un marché commun africain pour permettre au continent de relever les défis de la transition vers le développement.
Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine, 21 mars 2018
L’idée du panafricanisme postcolonial s’est perpétuée dans l’Organisation de l’unité africaine puis dans l’Union africaine (UA) qui se sont données pour objectif de structurer le continent. En 1991, le traité d’Abuja établissait la Communauté économique africaine (CEA) et prévoyait une monnaie commune, une mobilité intégrale des productions, biens et services entre les pays africains. La zone de libre-échange continentale (ZLEC), dont le projet remonte à 2012, s’inscrit dans ce processus d’intégration qui est l’objectif majeur de l’Agenda 2063 de l’UA (https://lext.so/4jUHZx). L’ambition est énorme et les projections de l’UA établissent que le commerce intra-africain devrait augmenter de 60 % d’ici à 2022 et que 300 000 emplois directs et plus de 2 millions d’emplois indirects seraient créés.
Parallèlement, de très nombreuses organisations régionales et monétaires ainsi que des