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L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 05 - 1 mai 2018

La convention d'arbitrage : de zéro à plusieurs

1 mai 2018

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF mai 2018, n° 111g9, p. 4 Copier la référence
  • id : DAA111g9 Copier l'id

Auteur(s)

Olivier Cuperlier
Avocat au barreau de Paris, arbitre et médiateur

Thématique(s)

Auteur(s)

Olivier Cuperlier
Avocat au barreau de Paris, arbitre et médiateur

Avec l’ouverture de l’arbitrage de la CCJA à l’arbitrage d’investissement et la faculté de procéder à des consolidations d’arbitrages, il faudra s’habituer à la possibilité de mener des arbitrages sur la base d’aucune clause ou… de plusieurs.

Règlement d'arbitrage de la Cour commune de justice et d'arbitrage, 23 nov. 2017, art. 8-4

Une des innovations majeures de la réforme de l’arbitrage OHADA a consisté à s'ouvrir « aux procédures arbitrales fondées sur un instrument relatif aux investissements, notamment un code des investissements ou un traité bilatéral ou multilatéral relatif aux investissements » (AUA, art. 3 ; RACCJA, art. 2-1, al. 2). Même si cette voie avait déjà été explorée par la CCJA, elle n’était pas si évidente en ce que l’article 21 du traité de Port-Louis semblait limiter la procédure d’arbitrage CCJA aux « différends d’ordre contractuel ». Ainsi, un arbitrage peut-il désormais se dérouler devant la CCJA en l’absence de toute convention d’arbitrage, ce qui ouvre grandement la voie au développement de l’arbitrage d’investissement devant celle-ci.

L’arbitrage CCJA peut également se dérouler sur la base de plusieurs conventions d’arbitrage puisque le nouvel article 8-4 du règlement d’arbitrage de la CCJA prévoit une autre innovation qui permet d’examiner « dans le cadre d’un arbitrage unique » « des