Dans la longue traversée malgache vers la croissance économique – dont l’industrie est censée être un des piliers essentiels –, la loi sur le développement industriel (LDI) se veut incitative envers les industriels, déjà installés ou à venir, et porteuse d'un nouveau climat des affaires, à terme, sain, sécurisé, engageant et attractif pour les investisseurs.
L. n° 2017-047, 13 déc. 2017, sur le développement industriel
Se voulant à la fois la continuité de la politique de développement industriel adoptée en 2014 et une des nombreuses possibilités de matérialisation du partenariat public privé, la LDI a été concoctée avec l’appui technique et financier de la fondation allemande Friedrich-Ebert-Stiftung, sous l’égide de l’État, et le concours de tout le secteur industriel, accompagné de la consultation effective d’entités (in)directement concernées par son application (LDI, exposé des motifs). C’est une loi ambitieuse qui vise d’abord à porter la contribution de l’industrie dans le produit intérieur brut – actuellement de moins de 16 % – à plus de 25 %, tout en se positionnant en tant que caution d’un environnement juridique spécifique stable. Par ricochet, la LDI devrait conduire à la création d’emplois pour contenir/résorber le taux de chômage et accentuer la lutte contre l’informel. De plus, elle aspire à renforcer la capacité et l’autonomie nationale en matière de développement