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L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

N° 10 - 1 nov. 2018

Comores : considérations sur la loi du 19 juin 2017 portant création, organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce

1 nov. 2018

L'ESSENTIEL Droits africains des affaires

  • Réf : LEDAF nov. 2018, n° 111s4, p. 5 Copier la référence
  • id : DAA111s4 Copier l'id

Auteur(s)

Ma-Nzeza Donat Mandiangu
Juriste économique et financier, expert droit de l'OHADA, consultant, formateur, ancien enseignant de droit de l'OHADA à l'université des Comores

Thématique(s)

Auteur(s)

Ma-Nzeza Donat Mandiangu
Juriste économique et financier, expert droit de l'OHADA, consultant, formateur, ancien enseignant de droit de l'OHADA à l'université des Comores

La loi organique n° 05-016/AU du 20 décembre 2005 portant organisation judiciaire en Union des Comores a institué les tribunaux de commerce, pourtant jamais installés. La loi n° 17-007/AU portant création, organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce vient compléter cette lacune.

L. n° 17-007/AU, 19 juin 2017, portant création, organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce

Composée de huit chapitres, la loi n° 17-007/AU institue un tribunal de commerce au siège de chaque tribunal de première instance. Le tribunal de commerce est soumis à l’organisation judiciaire, au Code de procédure civile et commerciale, et aux normes de l’OHADA. Pour toute introduction d’instance, la loi impose l’obligation d’une tentative de conciliation ou d’un règlement à l’amiable dans les 3 jours. En cas d’accord, le procès-verbal vaut titre exécutoire. Dans le cas contraire, les parties sont renvoyées en audience publique. Le jugement doit être rendu dans un délai maximal de 4 mois. L’appel des jugements est porté devant la chambre commerciale de la cour d’appel et la Cour suprême des Comores reçoit les pourvois en cassation. La loi détermine les attributions du tribunal de commerce : il est compétent pour trancher les contestations relatives aux transactions entre commerçants ou même comportant un objet civil, ou les actes mixtes. Le tribunal est composé de trois juges au minimum, dont deux consulaires