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Revue

L'ESSENTIEL Droit de la propriété intellectuelle

N° 4 - 1 avr. 2015

Application de la loi française à la commercialisation en France de phonogrammes reproduisant des prestations d'artistes-interprètes fixées à l'étranger

1 avr. 2015

L'ESSENTIEL Droit de la propriété intellectuelle

  • Réf : LEPI avr. 2015, p. 7 Copier la référence
  • id : EDPI-215061-21504 Copier l'id

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DROIT INTERNATIONAL - La règle de conflit de lois applicable à la détermination du titulaire initial des droits d'artiste-interprète et de producteur de phonogrammes désigne la loi du pays où la protection est réclamée.

Cour de cassation 1ère chambre civile18 févr. 2015, no11-11054

Cass. 1re civ., 18 févr. 2015, n° 11-11054

Une fois de plus (v. en dernier lieu Cass. 1re civ., 10 déc. 2014, n° 13-19880 : LEPI févr. 2015, p. 7, n° 29, obs. A. Lucas), la Cour de cassation fait droit aux demandes d'artistes-interprètes dont les prestations ont été fixées en Jamaïque à une époque (entre 1964 et 1985) où la loi locale ne reconnaissait pas l'existence des droits voisins et où le pays n'avait pas adhéré à la Convention de Rome. Alors que l'arrêt attaqué avait rejeté l'argumentation des sociétés défenderesses, tirant argument du flou de cette loi pour refuser de considérer que le propriétaire des « bandes mères », aux droits duquel elles venaient, avait été investi « de tous droits nés ou à naître et plus spécialement des droits voisins, sans avoir à justifier de l'accord des artistes », la Cour de cassation rejette le pourvoi en substituant le motif de pur droit suivant : « la règle de conflit de lois applicable à la détermination du titulaire initial des droits d'artiste-interprète et de producteur de phonogrammes désigne la loi du pays où la protection est réclamée », d'où