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L'ESSENTIEL Droit de la famille et des personnes

N° 7 - 2 juil. 2026

Violences parentales : nécessité de concilier l'intérêt de la victime et les droits de la défense

2 juil. 2026

L'ESSENTIEL Droit de la famille et des personnes

  • Réf : LEFP juill. 2026, n° DFP203u8 Copier la référence
  • id : DFP203u8 Copier l'id

Auteur(s)

Agnès Cerf-Hollender
Maître de conférences à l'université de Caen Normandie

Thématique(s)

Auteur(s)

Agnès Cerf-Hollender
Maître de conférences à l'université de Caen Normandie

« (…) au regard des déclarations incriminantes du plaignant et à défaut de confrontation, durant l’enquête, (…) il appartient aux juges (…) de mettre en œuvre les moyens procéduraux à leur disposition pour tenter d’assurer la comparution de la partie civile à l’audience, afin de permettre à la défense, qui en avait manifesté la volonté, de l’interroger (…). »

La Cour de cassation a récemment rappelé que le droit de correction parentale n’existe pas (Cass. crim., 14 janv. 2026, n° 24-83.360). Le parent maltraitant peut ainsi être condamné pour violences, le juge devant en outre nécessairement se prononcer sur le retrait de l’autorité parentale (C. pén., art. 222-48-2).

Le premier intérêt de l’arrêt porte sur les droits de la défense. En l’espèce, le père a été condamné sans jamais avoir été confronté à son fils, victime de l’infraction. Ce dernier, mineur et représenté par sa mère, avait été dispensé de comparution à l’audience, tant en première instance qu’en appel, aux motifs que l’intérêt supérieur de l’enfant commandait de ne pas lui imposer une confrontation susceptible de constituer « une pression psychologique supplémentaire ». Autrement formulé, l’idée est d’éviter une double victimisation. Au visa de l’article 6,