Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

L'ESSENTIEL Droit de la famille et des personnes

N° 08 - 1 sept. 2017

L'adoption par le conjoint du père biologique de l'enfant en cas de GPA réalisée à l'étranger : l'ouverture de la boîte de Pandore ?

1 sept. 2017

L'ESSENTIEL Droit de la famille et des personnes

  • Réf : LEFP sept. 2017, n° 110u0, p. 1 Copier la référence
  • id : DFP110u0 Copier l'id

Auteur(s)

Annick Batteur
Professeure émérite à l'université de Caen Normandie

Thématique(s)

Auteur(s)

Annick Batteur
Professeure émérite à l'université de Caen Normandie

« Le recours à la GPA à l’étranger ne fait pas, en lui-même, obstacle au prononcé de l’adoption, par l’époux du père, de l’enfant né de cette procréation, si les conditions légales de l’adoption sont réunies et si elle est conforme à l’intérêt de l’enfant ».

Cass. 1re civ., 5 juill. 2017, nos 16-16901 et 16-50025, ECLI:FR:CCASS:2017:C100825

Cass. 1re civ., 5 juill. 2017, no 16-16455, ECLI:FR:CCASS:2017:C100826

Cass. 1re civ., 5 juill. 2017, no 15-28597, ECLI:FR:CCASS:2017:C100824

La Cour de cassation, en sa première chambre civile (et non en assemblée plénière), a rendu cinq arrêts le même jour concernant le sort des enfants nés par gestation pour autrui (GPA) réalisée à l’étranger.

Dans le premier arrêt cité, aux termes de leurs actes de naissance, établis par les autorités ukrainiennes, Vicky et Kim Y sont nées en 2011 à Kiev de M. Y et de Mme X, son épouse, tous deux de nationalité française. Une convention de GPA avait été conclue avec la mère de naissance. La filiation paternelle n’étant pas fictive, la Cour de cassation approuve la possibilité ouverte par la cour d’appel d’opérer une transcription de l’acte de naissance de l’enfant établi à l’étranger. Le père d’intention peut obtenir pour l’enfant un acte de naissance français lorsqu’il est le père biologique : la solution est conforme