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L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

N° 10 - 22 nov. 2024

Caractère subsidiaire du référé conservatoire : application à l'hébergement d'urgence

22 nov. 2024

L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

  • Réf : LEDIU nov. 2024, n° DIU202s2 Copier la référence
  • id : DIU202s2 Copier l'id

Auteur(s)

Hélène Meurin
ATER à Aix-Marseille université, doctorante, CRA

Thématique(s)

Auteur(s)

Hélène Meurin
ATER à Aix-Marseille université, doctorante, CRA

Le référé conservatoire (ou mesure utile) revêt un caractère subsidiaire. La demande visant à ce que l’administration prenne des mesures garantissant le droit à l’hébergement d’urgence ne relève donc pas du référé conservatoire, car les effets d’une telle demande peuvent être obtenus au moyen d’un référé liberté.

Sur le fondement de l’article L. 345-2-2 du Code de l’action sociale et des familles, « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence ».

Dans une procédure de référé-liberté, ce droit à un hébergement d’urgence est considéré comme une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du Code de justice administrative. Une carence de l’État dans l’accomplissement de sa mission peut constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une telle liberté (CE, 10 févr. 2012, n° 356456, Fofana).

Mais en l’espèce, la requérante introduit un référé conservatoire et non pas un référé liberté. La question se pose donc : une personne sans domicile fixe peut-elle obtenir de l’administration une garantie de son droit à l’hébergement d’urgence au moyen d’un référé conservatoire ?

Prévu à l’article L. 521-3 du