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L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

N° 06 - 1 juin 2023

Pas de bénéfices de discussion, de division et de proportionnalité pour le constituant d'une sûreté réelle pour autrui

1 juin 2023

L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

  • Réf : LEDIU juin 2023, n° DIU201r1 Copier la référence
  • id : DIU201r1 Copier l'id

Auteur(s)

Jean-Denis Pellier
Professeur à l'université de Rouen, directeur du master 2 Droit privé général

Thématique(s)

Auteur(s)

Jean-Denis Pellier
Professeur à l'université de Rouen, directeur du master 2 Droit privé général

La sûreté réelle consentie pour garantir la dette d’un tiers n’impliquant aucun engagement personnel à satisfaire à l’obligation d’autrui, elle n’est pas un cautionnement. La caution ne dispose donc pas des bénéfices de discussion, de division et de proportionnalité, peu important que le constituant de la sûreté réelle se soit également rendu caution de la même dette.

La chambre commerciale de la Cour de cassation considère que « la sûreté réelle consentie pour garantir la dette d’un tiers n’impliquant aucun engagement personnel à satisfaire à l’obligation d’autrui, elle n’est pas un cautionnement ». La caution se trouve donc privée des bénéfices de discussion, de division et de proportionnalité, « peu important que le constituant de la sûreté réelle se soit également rendu caution de la même dette » (Cass. com., 5 avr. 2023, n° 21-14166, écartant les trois bénéfices – Cass. com., 5 avr. 2023, n° 21-18531Cass. com., 5 avr. 2023, n° 21-18532, évinçant le bénéfice de proportionnalité). La solution n’est pas nouvelle, la Cour régulatrice écartant systématiquement les règles relatives au