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L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

N° 10 - 1 nov. 2023

Application du droit commun des obligations sur les effets de la résolution du contrat de vente viagère

1 nov. 2023

L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme

  • Réf : LEDIU nov. 2023, n° DIU201x5 Copier la référence
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Auteur(s)

Delphine Canale
Docteure en droit, GREDIAUC (EA 37 86)

Thématique(s)

Auteur(s)

Delphine Canale
Docteure en droit, GREDIAUC (EA 37 86)

En présence d’une clause résolutoire insérée dans un contrat de vente viagère prévoyant qu’en cas de résolution, seuls les arrérages versés demeureront acquis au vendeur, celui-ci ne peut conserver le « bouquet » et les arrérages échus et impayés au jour de la résolution que s’ils constituent des dommages-intérêts.

Il est acquis que la résolution d’une vente immobilière, quelle qu’en soit sa cause, entraîne de plein droit la remise des parties au statu quo ante à sa transaction, obligeant ainsi les parties à rendre à l’autre ce qu’elle a reçu. Pour autant, les conséquences de la nullité d’une vente viagère semblent être plus complexes en raison du régime spécifique qui s’applique à ce type de contrat aléatoire. C’est tout l’intérêt de cet arrêt, qui a le mérite d’affirmer le principe de la force obligatoire du contrat et de préciser les effets d’une clause résolutoire.

En l’espèce, la vente d’une maison d’habitation fut conclue le 6 janvier 1992 moyennant le prix d’un million de francs payé comptant à hauteur de 440 000 francs, le solde ayant été converti en rente viagère d’un montant mensuel de 4 300 francs. Depuis août 2015, le crédirentier faisait état du non-paiement de la rente, en dépit de la délivrance d’un commandement de payer, sollicitant par conséquent la résolution