LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 9 mars 2011), que la société Lego, reprochant à la société Lunatic construction la commercialisation d'éléments modulaires d'ameublement dits Lunablocks, reprenant la forme et les proportions de ses briques de jeux de construction pour enfants, dites Briques Lego, en les sur dimensionnant, a assigné cette société pour parasitisme ; que la société Lunatic construction a été mise en liquidation judiciaire et la société Mandataires judiciaires associés désignée liquidateur ;
Attendu que la société Lego fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté sa demande, alors, selon le moyen :
1°/ qu'est contraire aux usages loyaux du commerce le fait de se placer dans le sillage d'un opérateur économique en imitant, sans nécessité, les caractéristiques d'un de ses produits notoires, cherchant ainsi à tirer indûment profit de cette notoriété et y portant par là même atteinte ; que commet une faute engageant sa responsabilité l'opérateur économique qui imite un produit notoirement connu en le détournant de son univers et se place ainsi,