LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique, pris en ses trois branches :
Attendu que Véronique X..., décédée le 14 février 2001, à l'âge de 35 ans, a été inhumée à Malvies dans le caveau familial de son concubin, M. Hubert Y... ; que le 6 octobre 2008, les époux X... ont assigné celui-ci aux fins d'être autorisés à transférer le corps de leur fille, Véronique X..., dans le caveau qu'ils ont fait construire sur la concession acquise en 2001 dans le même cimetière ;
Attendu que les époux X... font grief à l'arrêt attaqué (Montpellier, 1er juin 2010) d'avoir rejeté leur demande, alors, selon le moyen :
1°/ que caractérise des motifs graves justifiant le transfert d'une sépulture le fait que le lieu d'inhumation actuelle ne soit que provisoire ; que dès lors, en déboutant les époux X... de leur demande d'exhumation de la sépulture de leur fille, après avoir pourtant constaté qu'il résultait des attestations produites au débat que l'inhumation de celle-ci dans le caveau de la famille Y... situé à Malvies était provisoire, que Véronique X... entretenait des liens très étroits et affectueux