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Jurisprudence
25 nov. 2010

Cour de cassation, Troisième chambre civile, 25 novembre 2010, n°10-40.043

25 nov. 2010
  • id : CC-25112010-10_40043 Copier l'id

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LA COUR DE CASSATION, TROISIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Attendu que la question transmise est ainsi rédigée :

" Les dispositions de l'article 80 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portent-elles atteinte au principe d'égalité des citoyens devant la loi constitutionnellement garanti en tant qu'elles ne reprennent pas les dispositions de l'article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ? " ;

Attendu que l'article 80 de la loi du 1er septembre 1948 dispose : " Nonobstant toute stipulation contraire, la clause insérée dans le bail prévoyant la résiliation de plein droit faute de paiement du loyer aux échéances convenues, ne produit effet qu'un mois après la date de la sommation ou du commandement de payer demeuré infructueux.

La mise en demeure ou le commandement doit, à peine de nullité, mentionner ce délai.

Le juge des référés saisi par le preneur dans le délai d'un mois susvisé peut lui accorder pour le paiement du loyer des délais dans les termes de l'article 1244-1, 1244-2 et 1244-3 du code civil.

Les effets de la clause résolutoire sont suspendus pendant le cours des délais ainsi octroyés