LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu qu'Albert X... est décédé le 2 juin 2002 et a été inhumé dans le caveau familial de ses parents à Marseille ; que le 14 septembre 2007, sa veuve, Mme Y... a assigné ses beaux-parents, les époux X..., aux fins d'être autorisée à exhumer la dépouille d'Albert X... en vue de son incinération et à disperser ses cendres sur un terrain lui appartenant à Eguilles ;
Attendu que Mme Y... fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Aix-en-Provence, 18 décembre 2008) de l'avoir déboutée de sa demande, alors, selon le moyen, que la liberté pour chacun de régler sa sépulture, implique que, même en l'absence de testament ou d'écrit, les volontés exprimées par le défunt quant à ses funérailles et à sa sépulture soient respectées ; qu'il appartient donc aux juges du fond de déterminer, d'après les éléments de preuve versés aux débats, quelle était la volonté du défunt et de la faire respecter ; qu'en refusant d'effectuer cette recherche d'après les attestations produites de part et d'autre, la cour d'appel, qui s'est déterminée par des motifs inopérants tirés de